Récit de ma vie de cast member en Floride / What what what ? Snif mloukhia

Récit de ma vie de cast member en Floride : journal intime d'un quotidien hors du commun

samedi 29 novembre 2008

Ba voilà, en fait j'attends même pas de péter un câble en audit vu que j'en pète déjà un actuellement, donc suis déjà sur le site d'American Airlines et ... que ça fait du bien ! Ai un nouveau souffle rien qu'à cette perspective...

Posté par Ine s à 20:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Vais toujours aussi mal. n'attends plus rien de la vie, rien d'autre que voir passer les jours aussi vite que possible.
Ai envie : de fuir, d'en avoir fini avec Nancy, et pourtant ne pas rentrer à la maison, surtout pas rentrer à la maison, de fuir loin pendant 4 mois, ai envie d'aller mieux aussi, ai envie de l'oublier et ne l'avoir jamais connu, ai envie d'arrêter de voir chaque jour comme une nouvelle épreuve et le commencer par un profond soupir, ai envie de ne plus avoir les épaules lourdes, ai envie de respirer fort et me dire que tout va bien. Ai envie de fermer les yeux et les rouvrir là-bas. N'ai pas envie de retourner en audit, n'ai pas envie de monter ces marches à la Défense et prendre cet ascenseur au Belvédère. N'ai pas envie de me souvenir des heures interminables de contrôle des comptes. N'ai pas envie de rester dans ma vie.. Ai envie de prendre un avion et d'aller aux Etats-Unis. Vais peut-être le faire un jour d'ailleurs sans prévenir. En rentrant d'une journée d'audit de merde, cliquerai sur airfrance ou usairways.com, prendrai ma CB et un aller simple. Irai mieux ! C'est sûr.

Posté par Ine s à 19:45 - 11. L'after ou la suite - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 26 novembre 2008

Je vis dans une bulle hérmétique. Littéralement au jour le jour. En ayant parfois l'impression que ma vie pourrait s'arrêter demain. Je n'ai absolument envie de rien. J'ai l'impression de cesser de vivre par moments.

Il m'arrive d'avoir de grands trous blancs, de regarder autourde moi et de ne pas m'identifier aux gens que je vois, ne pas savoir ce que je fais là. Pire, j'en arrive encore aujourd'hui à  m'étonner d'entendre parler français.

Je n'ai qu'un désir, un seul souhait, rentrer. Là-bas. En fait, je remarque qu'aujourd'hui particulièrement je suis dans un état de semi-conscience, semi choc culturel en raison d'un cours que j'ai eu hier : DPP, soit "développement personnel et professionnel". En gros, c'ets un peu un cours de psycho. Et à un moment donné, la prof a eu la bonne idée de nous plonger dans un état comatique : "fermez les yeux, ressentez toutes les sensations autour de vous et songez au moment de votre vie où vous avez été le plus heureux. Abandonnez-vous entièrement à ce moment, au point de le revivre à distance. Percevez les couleurs qui vous entourent, les gens, les sons, la température, au point de frissonner s'il faisait vent ce jour-là"...

Bref, je me suis perdue là-bas, en un lieu très précis. Où j'étais au comble du bonheur. Seulement il a fallu rouvrir les yeux, au bout de 20 minutes. Et c'est là que je suis entrée dans l'état dans lequel je me trouve encore maintenant. Cet état de "j'ai les pieds ici, mais la tête là-bas". Concrètement, j'ai l'impression d'être rentrée hier des Etats-Unis. Avec toute la notion de choc culturel ressenti que cela induit. Bref, suis au bord d'un gouffre. Concrètement, je continue à vivre machinalement, au sens propre : telle une machine. je ne vais ni bien ni mal, je ne ressens aucune douleur, et parfois aucune émotion. Je sais peu de choses, et je n'ai plus de certitudes. Sauf une. Une et une seule. Je sais où je veux être. Je sais ce dont j'ai besoin. Je sais où se trouve mon bonheur et mon oxygène.

Comme je le disais il y a 2 mois (comme quoi, en dépit de ce que je croyais, mon moral n'a guère progressé) : j'ai toujours cette impression d'être en apnée et que mon oxygène est là-bas. Que si demain on me tendait un billet d'avion pour Orlando, je pleurerais pendant 24h en ayant l'impression que je vais enfin revivre, demain.

Pourquoi est-ce que j'ai l'impression de faire une crise à retardement ? Et surtout pourquoi ai-je cette impression de sédentarité ? Je n'avance que pour stagner. Bien que d'ordinaire sceptique vis-à-vis de l'astrologie, curieusement, mon horoscope en dit long sur moi (et pourtant ils ne me connaissent pas !) :

"Vous êtes dans une phase de préparation qui peut vous donner l'impression que vous faites du surplace. Alors qu'en réalité vous explorez votre potentiel. Vous vous accordez aussi à vous-même l'autorisation d'être originale, imprévisible, bref, non conforme.
Vous êtes sur des charbons ardents concernant votre avenir, qui exige une réactivité immédiate. La hiérarchie vous pèse.

Vous aurez à venir moins de combativité et d'entrain. Vous vous sentez moins vaillante. En revanche, cette période est favorable à vos projets, que vous mûrissez en secret. Vous êtes en plein remaniement intérieur, aussi faut-il tenir compte de vos nouveaux désirs pour reconfigurer votre voie.

Vous vivez un paradoxe : vos élans sont freinés par vos responsabilités. Le dialogue est régénérant mais des freins à votre épanouissement demeurent. Vos plans d'avenir sont soumis à un climat turbulent.

Néanmoins, il est clair qu'une passion s'approfondit et s'intensifie, qu'il s'agisse d'une être ou d'une vocation, qui dévore tout votre temps. Des transformations devraient se produire en vous, vous avez besoin d'aller au coeur de votre personnalité, ne cherchant ni à vous mentir ni à minimiser ce que vous ressentez. A terme, vous surprendrez par votre vitalité : vous êtes en pleine renaissance.

Parfois, vous aurez l'impression d'être un moteur en rodage, vous rongez votre frein. Vos capacités sont comme bridées, mais cette étape est nécessaire à votre futur essor. Sur votre avenir souffle un vent de révolution.

Vous vous faites violence pour maintenir votre rôle social."

Posté par Ine s à 15:29 - 11. L'after ou la suite - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 14 novembre 2008

"Donne-moi la force de changer ce que je peux changer,

le courage d'accepter ce que je ne peux changer,

et l'habilité de discerner ce que je peux changer de ce que je ne peux pas changer."

Marc-Aurèle

Posté par Ine s à 16:03 - 11. L'after ou la suite - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 novembre 2008

Bon, comme je vois qu'il y a encore des gens qui continuent à suivre mes "aventures", et à m'envoyer des messages, je me dois de mettre à jour tout ça.

Bon alors déjà, parlons-en un peu de ces "aventures". Ma vie est d'une banalité sans nom. Après trois longues semaines de profond mal-être et peine d'être rentrée en France, je me remets doucement doucement et reprend le fil de la vie quotidienne. Oui, mais comme dirait Jen, mes pieds sont ici mais ma tête est là-bas, et ô combien.

Concrètement ma vie aujourd'hui c'est :
1. l
es cours à l'école. Toutefois quand je fais acte de présence : suis rentrée à Paris toutes les semaines depuis la rentrée, et je suis rentrée il y a tout juste un mois. C'est dire si je fuis.
2. Mes bébés d'amour Luc et Léa qui me rendent chèvre mais sans qui jamais je n'aurais pu par le passé ni ne supporterais aujourd'hui ma vie ici.
3. mon boulot qui approche. Soit mon avenir incertain qui se profile. Parlons-en tiens. A y penser, j'en suis nauséeuse. Je parle de l'audit, pas de mon avenir. N'ai aucune, aucune, aucune envie d'y aller. Vais être malade avant, pendant, durant. Vais y aller à reculons. Vais y aller avec de l'homéopathie dans le bide pour tenir. Ne vais pas dormir la nuit, et ne jamais vouloir me lever le matin. Je connais ce sentiment, suis déjà passée par là, lors de mon stage. Ce moment quand le réveil sonne et qu'on se dit : et merde, je ne reverrai mon lit qu'après approximativement 12 à 15h de boulot. Bon qu'est-ce qu'il me reste à traiter : les provisions pour congés payés, les immobilisations financières, épurer 4 millions de factures non parvenues, le calcul des amortissements et songer à me mettre une balle entre deux cafés...
4. Ma vie en ce moment c'est aussi mon mémoire que je n'arrive pas à commencer, mais dont je tiens le bon bout cette fois-ci ! Faut dire que j'ai changé de sujet : suis passée de l'impact des normes IFRS sur les comptes consolidés, au management interculturel... Déjà ça sonne moins agressif.
5. Ah oui, ma vie en ce moment c'est aussi mes nouveaux cheveux !
6. Suis incontestablement à une periode charnière de ma vie. Un de ces caps dont je me souviendrai toute ma vie.
Ci-dessous ma tronche aujourd'hui, qui résume à peu près tout ce qui me passe par la tête.

DSCF0017

Posté par Ine s à 23:26 - 11. L'after ou la suite - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 1 novembre 2008

New-York

New-York !!!

Bon je prends enfin du temps pour rédiger un article sur New-York. Même si c'est un mois après. Eh oui, il y a un mois précisément, je rentrais de New-York...

Je pars donc à New-York le mardi 9 septembre 2008, après le boulot, avec Doreen Hatier. Je devais finir à 17h15 mais je demande à Tom de partir plus tôt car l'avion est à 20h. Bon, pas grand chose à déclarer sur ce jour, on est arrivées à NY vers les coups de 22h-23h.

Mercredi 10 septembre.
Déjà c'est la Ste Inès (c'est un signe ! De quoi...?)
On quitte l'hôtel vers les 11h, direction l'Hudson river pour prendre des billets pour une visite de Manhattan en bateau. Départ à 12h, pour 3h de visite. Ce fut très, très long. On est bien sûr passés devant la statue de la Liberté (merci la France !), Ellis Island, puis on a fait un tour de certains quartiers chauds genre Brooklyn, enfin je sais plus mais c'était cool. Je crois que c'est à ce moment que je me suis endormie (!).

Après direction Times Square. Et là le choc : c'est comme à la télé !!!!!Plein d'affiches géantes, des panneaux, des taxis jaunes dans tous les sens, du bruit, des gratte-ciel de ouf et tout. Et nous de faire comme à la télé aussi, la tête qui sort de la vitre du taxi, appareil photo dans une main, cheveux au vent, les 50 étoiles du drapeau dans les yeux et clic !
A Times Square, on a fait plein de shopping (tu m'étonnes qu'aujourd'hui je sois à la dèche), de 15h environ jusqu'au dîner. Puis on est rentrées se préparer car à 20h on avait des billets pour le show Mamma Mia à... Broadway !!!! J'arrive toujours pas à croire qe je sois allée à Broadway. Ca claque trop. J'avais du mal à me représenter ce lieu. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. En fait, c'est un quartier, avec des théâtres et des salles de spectacle. Mais ce quartier, de par sa nature, vit la nuit. Au rythme des représentations. Avec toujours plus de monde qui passe dans ses rues, et comme autant de noms célèbres que l'on voit sur les affiches qui font rêver. On est une star quand on marche sur Broadway.

On sort du show, 22h30-23h, on a une petite faim. Qu'à cela ne tienne, on croise le magasin M&M's pas loin sur Times Square. Allez hop, une petite descente de M&M's de toutes les couleurs. Je crois qu'on a ingurgité des M&M's pendant pas loin d'une heure. A tous les goûter, puis marcher un peu dans le magasin pour "digérer", regarder les articles, et rebelote.

Jeudi 11 septembre.
C'est moi qui ai posé les dates pour notre séjour à NY car je voulais y aller pendant la commémoration du 11 septembre, ou 9/11 comme on dit là-bas.
Le matin, on se dirige donc vers le World Trade Center, précisément sur le "ground 0", emplacement des Tours Jumelles. Il ne reste d'elles qu'un chantier.
On passe à la Trinity Church aussi.
Un peu plus tard, on décide d'aller à Central Park. Comme on est pas loin de 11h-12h et que l'on n'a pas encore déjeuné, on décide de se faire un brunch. On commence par passer à Starbucks (ba oui normal, j'ai envie de dire on est à NY !!), puis on se prend des sandwichs au traiteur du coin. J'ai pris un truc trop bon, un sandwich au pain russe noir, de saumon fumé-câpres-fromage russe, un régale !
On se pose à Central Park, je sirote mon Starbucks et je pose sur les photos pour bien faire mon Américaine. On s'y croyait. A Central Park, plus que nulle part ailleurs à NY, le temps semblait figé. On était loin de tout. J'ai adoré. D'ailleurs c'est le lieu que 'ai préféré à NY.

Puis, on se dirige vers Wall Street, à la NY Stock Exchange, soit la Bourse de NY.
On a dîné à Chinatown ce soir-là. Dégeulasse !! On est juste tombées sur un mauvais resto.
En sortant de là, on va faire du shopping sur la 5th avenue (la classe), et oui, à 21h passées. Normal...
Dans nos périples shopping, on a rencontré plein de gens sympas, comme Chris à Footlocker en face du Chrysler Building, au croisement de la 42e rue et de la 3e avenue, ou Snoop, au foot locker de Times Square. Des policiers aussi lol.

Vendredi 12.
On n'a pas assez profité de Central Park, on décide donc d'y retourner pour faire du vélo. Je suis aux anges. Doreen par contre en aura des courbatures ! Enfin, ça claque quand même de faire du vélo à Central Park... Et encore une fois, le temps s'était arrêté.
Nous avons déjeuné mexicain à Greenwich village. Le chauffeur de taxi qui nous a emmené là-bas était super sympa, habitant du quartier justement. Pourtant ni gay ni hippie.µ
Il nous a conseillé de passer la soirée dans un club de jazz super huppé dont je ne me rappelle pas le nom. Mais les places coûtaient cher donc on s'est résigné.
Bref, après Greenwich, où nous avons déjeuné vers 15h finalement, nous avons passé l'après-midi à SoHo, à faire les boutiques, jusqu'en soirée.

Samedi 13. Notre avion redécollait en fin de journée, vers les 20h encore. Je crois qu'on s'est levées super tard, vers les 11h facile. Puis, comme je tenais absoluement à faire quand même un peu de culturel et donc des musées, mais que cela n'enchantait guère Doreen, nous n'avons fait que le Guggenheim, soit le plus petit et le plus proche de l'hôtel.

Posté par Ine s à 12:08 - 2. Aux US - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1