jeudi 30 octobre 2008
As you continue to learn about yourself and your talents and gifts you will illuminate everyone that you come into contact with and they will love you and admire you.
I miss your smile and the way that you say my name in that glorious accent that you have and I miss your hugs too. V.
mercredi 29 octobre 2008
J'ai eu Carmenza au téléphone ce matin. Ca m'a fait du bien. Ma confidente et amie de coeur aux US. Elle m'a dit que je lui manquais beaucoup. Ba tu m'étonnes tu me manques aussi ! Et que je manquais à une autre personne. Argh
J'ai essayé l'autre jour de télécharger les photos de New York mais ca a buggé et rien ne s'est enregistré. Mais je vais réessayer ! Je sais que j'ai des lecteurs qui suivent mes aventures ;) Even from abroad.
13h30 je suis encore au lit. J'ai RDV à 15h avec Jess (oui ma colloc !!!) à Châtelet. Faut que je motive à me lever...
samedi 18 octobre 2008
L'after est dur. Si dur. Non je ne me suis pas du tout adaptée ou réintégrée. Je me sens aliénée sur mon propore territoire. Je me sens en apnée. C'est la meilleure image que j'arrive à donner de la façon dont je vis, et comment je me sens.
Je ne vis, ne pense, ne dors, ne respire qu'Orlando.
Je me sens comme la tête sous l'eau, je ne respire plus mais je vois la surface, j'ai juste du mal à l'atteindre. Et parfois, je perds la surface et je me renfonce. La plupart du temps d'ailleurs, je ne vois pas la surface.
Au jour le jour, je vis mécaniquement. Comme une machine, je me lève le matin, me réveille en pensant à là-bas, me prépare et vais à l'école. Je fais ce que j'ai à faire. Tout ce que j'ai à faire. Comme toujours, je fais ce que l'on attend de moi. Ni plus ni moins. Je n'ai plus le goût ni la force de faire le plus et faire le moins serait mourir tant je fais le minimum.
Je prends la vie comme elle vient. Littéralement comme elle vient. C'est comme si je n'avais plus d'émotions.
Concrètement, je suis comme en demande d'asile. En demande de paix intérieure. Mes bras sont tendus vers la paix de mon esprit. Je donnerais tout pour retrouver la quiétude.
C'est comme si j'étais effectivement en apnée, et que mon oxygène était là-bas.
Si on me disait que demain je pars pour Orlando, j'aurais juste l'impression que l'on me tend une bombonne d'oxygène.
C'est si étrange.
Dave, à qui je parlais sur facebook hier me disait "mais t'as quand même vécu toute ta vie en France !!"
Oui je sais.
mardi 14 octobre 2008
Petit article rapido car je suis en pause en cours d'audit international (miam).
Je m'aperçois étonnée que les gens continuent à consulter mon blog, tant en France qu'aux Etats-Unis. Je dois mettre plein de choses à jour encore, je n'ai posté aucun article sur New York par exemple, ni sur mes derniers jours là-bas et Dieu sait si j'ai des choses à dire. Des pages et des pages de lecture vous attendent petits veinards.
Humeur du moment : maintenant tout de suite, elle est bonne. En général : très très étrange. je suis ici sans y être. Ici, c'est à Nancy, de retour à l'école, puis à la réalité dans un plus large concept. De retour en France aussi, vu que j'ai passé la semaine dernière en Tunisie en séminaire sportif avec l'école justement.
Je suis comme un nuage à l'heure actuelle. Ephémère, existante mais diluée, prête à s'évaporer. Présente et absente à la fois. Prenant la vie de façon mécanique. J'écoute tout sans rien entendre pour autant.
Je souris aussi. Je sais faire ça. Mais mon sourire cache un déchirement intérieur et beaucoup d'interrogations sur mon avenir incertain.
Où je voudrais être, sans détour ni hésitation ? Là-bas...
samedi 4 octobre 2008
Bilan du mois de septembre
Nous y voilà.
Et comme prévu, je rédige cet article en France.
Collocation : le jour du départ; à l'aéroport, juste avant d'enregistrer les bagages, je m'aperçois que j'ai perdu une valise, la petite verte de Mima. Et dedans, il y a mon ordi ! Panique !!!!! Heureusement, j'appelle l'appart et Laura répond (ma colloc écossaise), elle me l'a apportée en voiture très vite. Je n'aurais non seulement pas eu le temps de retourner à Vista et revenir à l'aéroprt à temps, mais en plus j'en aurais eu pour 90$. Bref, dans mon malheur, j'ai été chanceuse.
Donc voilà, en gros ceci eSt un exemple de la bonne entente qui a régné tout du long dans notre appart : tout s'est super bien passé.
A part le détail du ménage, de la vaisselle, etc et que ce dernier mois l'appart était une vraie porcherie.
Mais, en comparaison aux expériences de collocation de plein d'autres gens, notre appart a été très chanceux. Car l'air de rien, c'est pas évident de
1. vivre en collocation avec 5 autres filles
2. de nationalités différentes
3. et que l'on ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam mais avec qui on va tout partager pendant 6 mois.
Donc oui, très bonne expérience.
Et ça me manque nos soirées improvisées à 4h du mat dans le salon, les plans cookies cramés de Betina ou encore ma Jessouille dans ma chambre.
Travail : Mes derniers jours furent un désastre sans nom. J'ai pleuré onstage à maintes reprises.
Mercredi fut mon dernier jour de travail. Et jeudi matin, je suis revenue au camp pour regarder les 2 shows de Veryl.
Show de 9h30, je pleure comme une enfant devant qui on vient de tuer ses parents. Je respire difficilement, j'ai des spasmes, j'en gémis même, tous les danseurs, chanteurs, monkeys et autres m'ont vue et ont eu attention pour moi (la honte totale).
Quant à Veryl, il me fixait tout du long. Il n'a chanté que pour moi je crois pendant tout le show. Il ne regardait personne d'autre dans l'audience. J'étais assise à Simba, pour qu'en sortant des backstages il m'embrasse la main. Mais au moment d'entrer dans les backstages, à la fin de "be prepared", il passe donc à quelques cm de moi, je n'ai pas la force de le regarder, je crois que lui non plus.
Puis il sort des backstages, se dirige donc vers moi, et m'embrasse la main pendant une heure. Mais n'ose pas lever les yeux sur moi. Je pleure et sursaute de façon incontrôlable.
Show de 10h30. Contrairement au show de 9h30 où j'ai pleuré dès le début, ici il m'a fallu plus de temps. Le temps de réaliser que ce sont les dernières minutes que je regarde. Et là, je pars, incontrôlable. C'est au tour de Jaqueline de chanter pour moi. Quand vient la chanson "circle of life", et qu'elle parle de hope and love :
"
And it
Through despair and
Through
Elle me fixe et me fait des clins d'oeil. Je craque. Jaqueline, c'est une chanteuse black, forte, voix magnifique de gospel, la 30aine je dirais. Et elle est très belle. Donc oui, quand dans un show d'environ 800 spectateurs ce jour-là, elle ne chante que pour vous et vous adresse des regards et des clins d'oeil dans les moments tristes des chansons, ça touche.
En y repensant avec du recul c'était un moment très pathétique !
Bref, le show se passe très mal pour moi. Sherrell, un de mes managers me regarde du fond du théâtre. A la fin du show, il vient me voir pour me dire que Stockton, un autre manager me rejoindra dans qqes minutes pour me dire aurevoir. Son ton est solennel et triste. Il sait ce que je ressens. Je me souviens qu'il n'a même pas osé me regarder dans les yeux.
Puis je me dirige vers la zone des meet and greet, puisque je dois dire aurevoir une dernière fois à Veryl, et j'ai demandé à Jaqueline de venir aussi.
Les 2 arrivent donc. je vais d'abord voir Jaqueline bien sûr. Veryl sera le dernier car le plus dur à quitter. Je n'ai plus de larmes, mes yeux sont secs et si fatigués d'avoir tant pleuré.
Puis Jaqueline se retire, et ne reste que Veryl, qui me regarde. Je n'ose même pas m'avancer vers lui pour le serrer dans mes bras car cela voudrait dire amorcer les adieux. Alors je recule plutôt. C'est donc lui qui me rattrape, me saisit contre lui et bien sûr, je fonds brutalment en larmes. Pa-thé-tique ! notamment car je me souviens que je faisais un boucan d'enfer. Je n'ai même pas la force de le serrer dans mes bras, j'appuis juste ma tête contre sa poitrine, ses bras m'entourent vigoureusement. De toute façon sinon je serais tombée. Il ne dit pas un mot. Et moi je n'ai de cesse de pleurer. Ce moment fut long et pénible pour nous deux. On s'écarte un peu car pas loin de nous il y avait Jess, Heather et je sais plus qui d'autre. Donc on marche vers les backstages. Et du coup, ce sont bien là les derniers moments. Les plus pénibles. Je ne le laissai pas s'en aller. Il essayait, je le retenais. Même quand il arrivait à s'éloigner, j'en pleurais tant qu'il était obligé de revenir vers moi. Au dernier moment, quand vraiment il dû partir, je m'effondre par terre en le voyant s'éloigner, genoux au sol. Mes jambes ne m'ont plus soutenue. Plus la force de tenir debout.
Du coup, cela reste le dernier souvenir qu'il garde de moi. Le plus pénible, quel dommage me dira-t-il dans un email. Quel dommage que ce soit la dernière image. Bien entendu, il m'a relevée, serrée, rassurée. Mais ce moment reste indélébile.
Du reste, il est à l'image de notre dernière soirée ensemble, la veille, à Epcot. Nous avons dîné en France, dansé en Italie au son de sa voix à 23h, et fait le tour du monde dans les bras l'un de l'autre. Je me tenais encore à ce moment-là, je ne pleurais pas. C'est à la fin de la soirée, quand on a commencé à se diriger vers la sortie que j'ai commencé à pleurer incontrôlablement. On a dû s'arrêter et discuter.
je me souviens encore de la sensation physique que j'éprouvais dans les yeux : tant ils étaient secs et fatigués de pleurer. cette sensation m'a accompagnée les 3 derniers jours. les 2 derniers au boulot, mon fameux dernier jour de travail au camp mercredi, mon dîner avec lui mercredi soir et enfin jeudi, nos adieux ; puis vendredi, à l'aéroport.
Mon Dieu que le décollage de l'avion fut terrible.
Bon déjà j'étais pas aidée. J'avais Séverine qui pleurait à ma gauche, Raquel qui versait aussi toutes les larmes de son corps dans le siège devant nous, Doreen n'en parlons pas. Bref, un moment...dramatique (j'arrive à en rire de bon coeur aujourd'hui).
Et il y avait moi, qui fus la 1ère à chialer tout de même. Et quand ce salaud d'avion a commencé à rouler, j'aurais pu tuer le pilote.
Puis l'avion se met à accélerer... Et là j'ai l'impression qu'il me frappe à coup de massue, du genre, oui j'accélère, et oui, tu quittes Orlando et dans quelques minutes tu ne seras même plus sur son sol. Cette accélération fut le début de ma fin. Et plus on allait vite, plus mon coeur battait fort, et plus je le sentais prêt à bondir hors de ma poitrine. Plus mes spasmes devenait violents aussi.
Et on décolle.
Mes yeux s'en ferment brutalement. Comme devant un bourreau qui s'apprête à vous couper la tête et que vous ne voulez pas voir agir. On ferme les yeux fort fort, croyant qu'on ne sentira pas la douleur. Ou peut-être est-ce un déni...
C'est fou mais ces derniers jours furent, incontestablement, les plus douloureux jamais vécus dans ma vie jusqu'à présent.
Bref, mes derniers jours à Orlando furent...au sens théâtral du terme, dramatiques

