mercredi 2 avril 2008
B307 a réussi l'examen d'entrée !
Ca y est, j'ai reçu mon visa !!! Je vous raconte pas le stress. Le Monsieur du consulat m'a dit vous recevrez votre passeport dans 2, 3 jours mais on m'a dit que ça arrivait le lendemain même normalement (attends chronopost quand même !!). Bon, il me dit pas si ça veut dire que j'ai mon visa. Il me dit juste que je recevrai mon passeport... Rien n'est encore acquis.
Donc moi, ce matin, j'ouvre déjà difficilement les yeux vers 10h, et direct je pense à ma boîte aux lettres. Mon passeport et mon visa m'attendent-ils bien au chaud dedans ? Et là, limite 5 minutes après, j'entends le facteur. Si c'est pas un signe ! Et là je trépigne dans mon lit tel un homard. J'hésite entre sauter sur le facteur et limite lui demander d'anticiper et de regarder s'il a pas un truc pour moi et rester attendre gentillement dans mon lit.
Bon j'opte pour la seconde mais c'est plus car je suis encore décalquée de fatigue. Bref, j'attends qu'il s'en aille, et là ni une ni deux, je bondis de mon lit : pom popom popom, je commence par regarder à travers la vitre si j'aperçois un semblant de chronopost. Non. Ca commence bien. Ok c'est pas grave, il a dû le plier car ça rentrait pas dans la boîte aux lettres. J'ouvre la porte. Je saisis ma boîte aux lettres, je l'ouvre hasardeusement et sans y croire... Et qu'est-ce que je trouve, surprise : 2 lettres ! Et elles avaient pas la tronche d'un chronopost ! Naaaaan ! Ya pas mon passeport !! Me voilà dépitée, dégoûtée, désabusée et tous les dé qui vont avec. Maman me rejoint : "alors t'as reçu le papier que tu attendais ?" / "Non pas encore" / "Bon c'est bien comme ça tu pars pas encore"... No comment.
Et c'est à ce moment de déspointement total que j'entends de nouveau quelqu'un près des boîtes aux lettres. Ba, les pubs ! Mais bon je tends l'oreille, sait-on jamais. Et on a su ! Le monsieur (un autre) qui a vu que je l'espionnais sonne à ma porte. J'ouvre (pas coiffée, les paupières à demi collées, incroyalement mal sappée) et là je le vois, c'est lui, LUI ! Mon chronopost !!!!!!!!!!! Je laisse même pas le monsieur parler je lui dis : "je l'attendais !!". Je signe vite son machin. Il me dit "Alors vous partez aux Etats-Unis". Je lui réponds "oui j'espère". Mais déjà je me dis au ton de sa voix affirmative : c'est un signe, c'est bon !
Et là je te déchire le chronopost mais à une vitesse, je feuillette mon passeport et il est là, tout beau tout propre : mon visa avec ma super photo. Et voilà. Du coup après, je fais ma valise.
mardi 1 avril 2008
La what what et before
Tout d'abord, je tiens à préciser pour ma défense que le nom de ce blog est l'entière responsabilité du dénommé el cougguar (comprenne qui pourra). Je décline donc toute responsabilité ! Ca, c'est fait.
Ensuite, je me disais que je pourrais vous raconter un peu ce que je vais faire, où je pars, pourquoi etc. Alors voilà, je pars chez Mickey, au pays où tous les rêves deviennent réalité, le pays des princesses et des princes charmants. A moi Aurore et Mary, à moi aussi Pocahontas (mais je lui laisse John Smith) et surtout à moi Mickey !!!
Bon c'est cool tout ça, mais croyez pas pour autant que je vais (juste) me dorer la pillule là bas. Je pars en internship comme ils disent. Ca vaudra stage auprès de mon école. C'est un programme de 6 mois, mi travail mi université. Moi qui n'ai jamais mis un pied en fac me voilà servie, et j'en suis ravie ! Donc université centrale de Floride. Floriiiiiiiide ! = Miami Beach et tout le tralala ! Bon, sinon là-bas je serai en colloc. Moi qui n'ai jamais testé non plus mais ai aussi toujours voulu essayer ! Une colloc à la auberge espagnole façon aldea global (ndlr en espagnol ça veut dire village mondial, ba oui car yaura pas que des européens !). Que dire de plus ? Je peux peut-être vous raconter comment on se sent à quelques jours d'un tel départ...
Ba on se sent chelou comme tout. Ni heureux ni malheureux. En tout cas pour ma part. L'excitation viendra dans l'avion je suppose quand je réaliserai ce que je suis en train de faire. Car je ne réalise pas encore. Et pourtant j'avoue qu'il serait peut-être temps ! Par moments, il m'arrive d'avoir un flot d'excitation. Mais là, à J-5 de partir, je suis passive (remarque, ça doit être le réveil de ce matin !). Bref, ma valise comme je vous le disais est encore vide, mais ma check-list elle s'allonge de jour en jour : mon frigidaire, mon armoire à cuillers, mon évier en fer et mon poële à mazout...Et j'y mettrais ma mère... lol. La pauvre ma mère ! Elle est toute tristoune mais elle prend grave sur elle pour pas me le montrer. J'essaie de pas y penser. Tontounet lui, à l'origine de la what what donc, ba me transmets justement ce genre de plaisanteries ! Voilà voilà.
B307
Voilà voilà, il est maintenant temps de m'autoriser à commencer cette épopée, notamment en vous racontant les moult péripéties survenues jusqu'à ce jour, jour de mon entretien au consulat des États-Unis.
Nous sommes donc mardi 1er avril 2008, je pars dans exactement 5 jours aux US et ma valise est toujours là, à ma droite, vide. Ce matin j'avais rendez-vous à 7h30 au consulat pour le visa. Levée à 5h45 (promis !!) et partie de ma maison à 6h30, direction Félix Faure vu que cette chère station Commerce est (encore) fermée, merci le détour. Enfin, direction Concorde, avenue Gabriel. Déjà, je suis paumée. J'atterris rue Royale, jusque-là normal. Il fait nuit, j'ai la tête dans les baskets jusqu'au cou et en plus j'ai pas pris mes lunettes ! Bref, un gentil monsieur voit à ma tronche (??!) que je cherche le consulat (pourquoi, comment ? Me demandez pas !) et m'y conduis. Cool ! Ça c'est fait. Et en plus chui en avance ! De mieux en mieux. Bref, on attend une vingtaine de minutes dehors que le consulat ouvre. Étant dans les premières, je suis entrée très vite. Ils nous font passer sous les portes magnétiques, celles qui détectent tout objet chelou, en fer ou autre. Bien sûr je sonne 4 fois ! J'ai beau me déssaper, je sonne toujours. Mais bon j'ai l'habitude, je leur explique que ce sont mes bracelets, à mon poignet gauche et que je ne peux pas les enlever. C'est bon je passe ! Ouf, faillie me faire refouler sans même avoir encore passée la frontière boudu !
Bref, nous voilà dans à l'intérieur. Je prends un numéro : B307. Ça passe assez vite, juste le temps de piquer un roupillon et hop hop hop : go to the Monsieur l'agent pour petit entretien. Bon, je sais pas si le Monsieur a vu que j'étais complètement à l'ouest de fatigue mais ce qui devait être un entretien a en réalité duré 1 minute chrono. Retour maison et dodo !!

