samedi 18 octobre 2008
L'after est dur. Si dur. Non je ne me suis pas du tout adaptée ou réintégrée. Je me sens aliénée sur mon propore territoire. Je me sens en apnée. C'est la meilleure image que j'arrive à donner de la façon dont je vis, et comment je me sens.
Je ne vis, ne pense, ne dors, ne respire qu'Orlando.
Je me sens comme la tête sous l'eau, je ne respire plus mais je vois la surface, j'ai juste du mal à l'atteindre. Et parfois, je perds la surface et je me renfonce. La plupart du temps d'ailleurs, je ne vois pas la surface.
Au jour le jour, je vis mécaniquement. Comme une machine, je me lève le matin, me réveille en pensant à là-bas, me prépare et vais à l'école. Je fais ce que j'ai à faire. Tout ce que j'ai à faire. Comme toujours, je fais ce que l'on attend de moi. Ni plus ni moins. Je n'ai plus le goût ni la force de faire le plus et faire le moins serait mourir tant je fais le minimum.
Je prends la vie comme elle vient. Littéralement comme elle vient. C'est comme si je n'avais plus d'émotions.
Concrètement, je suis comme en demande d'asile. En demande de paix intérieure. Mes bras sont tendus vers la paix de mon esprit. Je donnerais tout pour retrouver la quiétude.
C'est comme si j'étais effectivement en apnée, et que mon oxygène était là-bas.
Si on me disait que demain je pars pour Orlando, j'aurais juste l'impression que l'on me tend une bombonne d'oxygène.
C'est si étrange.
Dave, à qui je parlais sur facebook hier me disait "mais t'as quand même vécu toute ta vie en France !!"
Oui je sais.
mardi 14 octobre 2008
Petit article rapido car je suis en pause en cours d'audit international (miam).
Je m'aperçois étonnée que les gens continuent à consulter mon blog, tant en France qu'aux Etats-Unis. Je dois mettre plein de choses à jour encore, je n'ai posté aucun article sur New York par exemple, ni sur mes derniers jours là-bas et Dieu sait si j'ai des choses à dire. Des pages et des pages de lecture vous attendent petits veinards.
Humeur du moment : maintenant tout de suite, elle est bonne. En général : très très étrange. je suis ici sans y être. Ici, c'est à Nancy, de retour à l'école, puis à la réalité dans un plus large concept. De retour en France aussi, vu que j'ai passé la semaine dernière en Tunisie en séminaire sportif avec l'école justement.
Je suis comme un nuage à l'heure actuelle. Ephémère, existante mais diluée, prête à s'évaporer. Présente et absente à la fois. Prenant la vie de façon mécanique. J'écoute tout sans rien entendre pour autant.
Je souris aussi. Je sais faire ça. Mais mon sourire cache un déchirement intérieur et beaucoup d'interrogations sur mon avenir incertain.
Où je voudrais être, sans détour ni hésitation ? Là-bas...
