lundi 8 septembre 2008
Se préparer à rentrer
Je viens de nommer une catégorie ainsi car je pense qu'il est tout simplement temps.
Avant tout j'aimerais juste m'adresser à ma famille et mes proches notamment suite à un des récents posts que j'ai publié, et où le ton était...triste. Effectivement, au moment de rédiger cet article, j'étais dans ce genre d'humeur qui me tenaille en ce moment : tristesse. Mais que les choses soient claires. J'ai hâte de vous revoir tous, vous me manquez, même si à l'heure actuelle je ne me focalise que sur ce que je m'apprete à perdre, et non ce que je m'apprête à retrouver.
Parfois, je dois vous sembler dure ou ingrate, répéter sans cesse combien je n'ai pas envie de rentrer. Mais je ne vous ai pas oubliés. C'est juste que, et je vous prie d'essayer de le comprendre, je viens de passer plus de 5 mois ici, soit 23 semaines, soit 161 jours, soit la moitié d'une année. Ca n fait du temps, ça en fait des souvenirs, ça en fait des liens tissés, ça en fait des gens que l'on a pas envie de quitter. Ajoutez à cela, et j'en ai déjà parlé au tout début de mon arrivée ici, le fait de s'exiler ainsi outre-Atlantique pour plusieurs mois vous fait naturellement vous raccrocher plus fort que d'habitude à toute sorte de bras et mains tendus. Les amitiés créées ici relèvent presque du lien familial, car profondes et indéniablement nécessaires. Nécessité de trouver voire se créer des repères.
Pourquoi est-ce que j'ai tant besoin des câlins de Veryl et Charles si ce n'est car j'y trouve la sécurité et la protection qui me donnent l'illusion que je ne suis pas complètement perdue et seule outre-Atlantique et que tous mes proches sont loin. Leurs bras et l'affection qu'il me portent sont juste un pont entre moi et l'affection familiale qu'il me manque, sans que j'en aie vraient conscience. De même en est-il pour l'affection de Lynn.
Donc ce post-ci juste pour dire à tous mes proches que je les aime, ne les oublie jamais et ai hâte de les revoir. Ne méprenez pas mes paroles quand je vous confie mon angoisse de rentrer. Car oui j'ai peur, je suis terrifiée à l'idée de rentrer. On ne quitte pas ce genre d'expérience comme on rentre de colos ou de voyage.
Ce fut, à plusieurs points de vue, une expérience humaine. J'ai beaucoup appris sur moi-même : la collocation m'a appris par exemple que je ne pourrais jamais de ma vie vivre seule, et aussi que je peux être tolérante envers l'étranger.
Travailler à Disney m'aura appris combien j'aime le contact avec les gens. Je dois réellement trouver un boulot où je communiquerai constament avec les gens. J'ai ADORE le contact avec les guests. Encore aujourd'hui j'ai rencontré un jeune couple du Péru (Claudia et...). Tellement gentils...!!! Claudia m'a donné son email pour rester en contact et que je vienne les voir au Péru un de ces jours, et moi de même à Paris. Bien sûr cela n'arrivera certainment jamais (dans quelques années, moi au Péru, hé Claudia, tu te souviens de moi ?lol), mais c'est la spontanéité du geste qui touche. Et elle m'a fait un gros câlin. Je les ai mis en VIP au show, elle avait les yeux écarquillés tou du long. J'étais si heureuse et ravie. Voilà, des guests comme ça me font adorer le contact avec la clientèle. Je ne l'aurais jamais imaginé.
J'ai aussi appris que la vie vous réserve de merveilleuses surprises, juste quand on ne s'y attend pas. Ces 6 mois aux Etats-Unis auront simplement, et sans conteste, été les plus beaux de toute ma vie car chaque jour, dans sa plus complète unité, aura été chargé de bonheur.
Et dire que j'ai failli ne pas venir. Ai hésité, accepté l'offre, puis refusé (je me souviens être encore en stage chez KPMG, en mission chez Sofédis Bayard, avec Amicie et lui dire que je venais de refuser, puis envoyer des candidatures ailleurs, puis poser mille questions à Amandine dans un bus en allant à St Lazare faire du shopping.
Tu me conseilles d'y aller ou pas ?
Tu penses que je devrais accepter ?
Sa réponse fut non. Ce qui m'a un peu rassuré dan mon refus.
Puis, pour je ne sais quelle raison, j'envoie un mail à International Services, Meghan Durand. Est-il possible de se réctracter ?
Et en mission avec Nicolas et Jérôme, toujours avec KPMG, je me revois encore attendre le mail m'annonçant que je pars. Me revois appuyer sur le bouton actualiser de yahoo mail, et voir enfin ce mail apparâitre ! Congratulations.
Et moi de paniquer car c'est dans 2 mois et que psychologiquement je ne suis aps prête à tout claquer et partir là-bas la moitié d'une année.
Ce fut alors le début d'ue course contre la montre pour le visa et toute la paperasse.
Je suis juste heureuse d'être parfois assez spontanée et spontanément non-effrayée de l'inconnu pour avoir pris la décision de venir.
Bon en attendant, c'est bien joli tout ça mais je dois aller faire dodo. Il est près de 1h et je commence à 9h30 argh. J'ai fait un gateau aux pommes. Yammi ;)
